DIALOGUE DE LOMÉ : LES ÉTATS RENFORCENT LEUR COOPÉRATION EN FAVEUR DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION DES RÉFUGIÉS

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Lomé, 11 septembre 2026 – La capitale togolaise a accueilli, du 9 au 11 septembre 2026, la session ministérielle du Dialogue de Lomé sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés, réunissant le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana, avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).

Pour cette session, le Niger et le Mali ont également été invités en qualité de pays observateurs, offrant ainsi une opportunité d’élargir les échanges aux pays du Sahel directement concernés par les dynamiques de déplacement forcé et de renforcer les passerelles entre l’espace sahélien et les pays du Golfe de Guinée.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du processus engagé en 2024 et de la Déclaration de Lomé du 4 juillet 2025. Elle avait pour objectif d’évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des engagements pris par les États, de partager les expériences nationales et de renforcer les réponses communes face aux déplacements forcés dans la sous-région.

Sécurité et protection : une approche complémentaire

Les échanges ont confirmé la nécessité de dépasser toute opposition entre les impératifs de sécurité nationale et les exigences de protection internationale.

À cette occasion, le Ministre de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières le Colonel Hodabalo AWATE, a rappelé que :

« La sécurité est une condition de la protection. Et la protection, lorsqu’elle est organisée, structurée et accompagnée, contribue elle-même à la sécurité. »

Les travaux ont notamment porté sur la gestion des frontières, l’accès à la protection, l’identification des personnes ayant besoin d’une protection internationale, l’accompagnement des communautés d’accueil, l’inclusion socio-économique des réfugiés ainsi que la recherche de solutions durables.

Des résultats concrets

L’un des principaux résultats de cette session ministérielle réside dans la signature d’un communiqué final par les ministres des cinq États parties au Dialogue de Lomé, venant sanctionner les travaux et réaffirmer leur engagement à poursuivre le processus.

L’ultime étape de la rencontre a également été consacrée à la signature de trois accords tripartites entre le Burkina Faso, le HCR et trois pays d’accueil : le Bénin, le Ghana et le Togo.

Ces accords constituent une avancée importante dans la recherche de solutions durables pour les réfugiés burkinabè et traduisent la volonté des parties de renforcer leur coopération, notamment en vue de créer les conditions favorables à des retours volontaires, sûrs et dignes lorsque les circonstances le permettront.

Parallèlement, le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire poursuivent leurs concertations en vue de parvenir, dans un futur proche, à la conclusion d’un accord tripartite entre les deux États et le HCR.

Cette démarche illustre la volonté des parties de poursuivre progressivement la concrétisation des engagements issus du Dialogue de Lomé.

Une ouverture vers l’espace sahélo-golfique

La participation du Niger et du Mali en qualité de pays observateurs constitue également un signal important.

Elle permet de renforcer le partage d’expériences et la compréhension mutuelle entre les pays du Sahel et ceux du Golfe de Guinée confrontés à des défis communs en matière de sécurité, de mobilité humaine et de protection.

Cette ouverture pourra, à terme et selon l’intérêt des États concernés, contribuer à explorer des modalités de participation plus étroites au processus du Dialogue de Lomé.

Un engagement renouvelé

La session ministérielle s’est également inscrite dans le cadre du 75e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.

Les États participants ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux de la protection internationale, tout en soulignant la nécessité d’adapter les réponses aux réalités sécuritaires, économiques et sociales de la sous-région.

Au terme de trois jours de travaux, les États parties au Dialogue de Lomé ont ainsi renouvelé leur volonté de faire de ce cadre un espace de confiance, de concertation et de coopération.

À travers la signature du communiqué final et des accords tripartites, ainsi que la poursuite des concertations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, la session ministérielle de Lomé marque une nouvelle étape dans la transformation des engagements politiques en actions concrètes.

Le Togo demeure résolument engagé aux côtés de ses partenaires pour une sous-région plus sûre, plus solidaire et plus résiliente, où la protection des personnes déplacées et la sécurité des États se renforcent mutuellement.

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