À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée ce 26 juin sous le thème « Le problème mondial de la drogue : des enjeux persistants, de nouveaux défis, des réponses innovantes », le ministère de la sécurité réaffirme son engagement à lutter contre un phénomène qui constitue aujourd’hui l’une des principales menaces pour la sécurité, la santé publique et le développement.
La consommation et le trafic de drogues alimentent la criminalité organisée, fragilisent les familles, compromettent l’avenir de nombreux jeunes et affectent durablement la cohésion sociale. L’apparition de nouvelles substances psychoactives, l’utilisation croissante des technologies numériques par les trafiquants et la sophistication des réseaux criminels imposent une adaptation permanente des stratégies de lutte.
En raison de sa position géographique et de son ouverture sur le golfe de Guinée, le Togo demeure exposé aux tentatives d’exploitation de son territoire par les organisations criminelles impliquées dans les trafics transnationaux. Face à cette menace, le Gouvernement a fait de la lutte contre les drogues un axe majeur de la sécurité nationale en développant une approche intégrée qui conjugue répression, prévention, prise en charge des personnes dépendantes et coopération internationale.
Sur le plan opérationnel, cette lutte est conduite notamment par l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et du blanchiment (OCRTIDB), chargé de prévenir et de réprimer le trafic de stupéfiants, de démanteler les réseaux criminels et de lutter contre les circuits financiers issus de ces activités illicites. Grâce au professionnalisme des Forces de Défense et de Sécurité et à la coopération avec les partenaires nationaux et internationaux, d’importants résultats ont été enregistrés.
En 2025, 50 729 kilogrammes de drogues et substances illicites ont été saisis et détruits, dont 50 291 kilogrammes de cannabis, 51,77 kilogrammes de cocaïne, 8,5 kilogrammes de méthamphétamine et 377,78 kilogrammes de psychotropes illicites. Au-delà de ces chiffres, chaque saisie représente des vies préservées, des familles protégées et des communautés davantage sécurisées.
La réponse du Gouvernement ne se limite toutefois pas à la répression. Elle s’appuie également sur une politique volontariste de prévention coordonnée par le Comité national anti-drogue (CNAD). Cette instance fédère les actions des administrations publiques, des collectivités territoriales, des établissements scolaires, des organisations de la société civile et des partenaires techniques autour de la sensibilisation, de la prévention, du traitement des addictions et de la réinsertion.
Cette dynamique se traduit notamment par le déploiement de programmes d’éducation dans les établissements scolaires, la mise en place de coalitions communautaires anti-drogue et le développement du Réseau national des professionnels de la prévention, du traitement et de la réhabilitation, afin de renforcer l’implication des communautés dans la lutte contre ce fléau.
Dans son message à la Nation, le ministre de la Sécurité a rappelé que la lutte contre les drogues ne saurait être l’affaire exclusive des forces de sécurité. Elle exige la mobilisation des familles, des éducateurs, des leaders communautaires, des médias, des organisations de la société civile et de chaque citoyen. S’adressant particulièrement à la jeunesse togolaise, il l’a invitée à faire le choix de l’éducation, du travail, de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de l’engagement citoyen, soulignant que « la drogue permet des raccourcis, mais elle détruit les chemins de l’avenir ».
En cette Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, le ministère de la Sécurité réaffirme sa détermination à poursuivre, avec fermeté et en étroite collaboration avec l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux, les efforts engagés pour protéger les populations, préserver le capital humain et bâtir un Togo plus sûr, plus résilient et plus prospère.