LA DECLARATION DE LOME, LES MINISTRES ENTERINENT L’ENGAGEMENT POLITIQUE FORT EN FAVEUR DE LA PROTECTION DES REFUGIES

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Sous le haut patronage de son Excellence M. le président du Conseil, le gouvernement Togolais, a organisé, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), les 03 et 04 juillet 2025 à Lomé à l’hôtel du 02 février, la session ministérielle du dialogue sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés.
Présidés par Son Excellence M. Kodjo Sevon Tepe ADEDZE, président de l’Assemblée Nationale, représentant, pour la circonstance, Son Excellence M. Faure Essozimna GNASSINGBE Président du Conseil, les travaux de cette session ont rassemblé les ministres chargés des questions de sécurité et/ou d’asile de cinq pays de la sous-région à savoir le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo.
Vingt-quatre heures auparavant, en prélude à cette réunion ministériel, les experts de ces pays se sont penchés, le 03 juillet 2025, dans la même salle sur le draft de la déclaration et pour mener ensuite des réflexions sur les prochaines étapes du processus de Lomé.
Plusieurs interventions ont meublé aussi le dialogue régional. D’abord le mot de bienvenue du Ministre de la sécurité et de la protection civile retraçant les différentes étapes du processus de Lomé, le Mot du Haut-Commissaire Assistant en charge des opérations au HCR, les propos liminaires de la Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général et Adjointe au Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et le discours de circonstance de son Excellence Monsieur le président de l’Assemblée Nationale, représentant son Excellence Monsieur le Président du Conseil.
Le point d’orgue de cette rencontre a été la signature de la déclaration de Lomé marquant l’engagement politique fort des cinq États participants en faveur de la protection internationale de réfugiés.
Après quatre sessions thématiques dédiées au dialogue régional au Togo, la signature de la déclaration de Lomé, qui constitue un acte à la fois historique et porteur d’un engagement politique fort, marque un tournant décisif ouvrant sur une perspective orientée vers une action renforcée en matière de la protection internationale des réfugiés.
Dans son Allocution, le président de l’Assemblée Nationale a convié les Etats signataires à établir ou à consolider des cadres politiques et juridiques adaptés à la mise en œuvre des axes stratégiques définis dans cette déclaration de Lomé.
En outre, il a invité les bailleurs de fonds, les organisations régionales, le secteur privé, les acteurs humanitaires et du développement ainsi qu’aux institutions financières internationales à apporter leur soutien déterminant dans la mise en œuvre des initiatives nationales et transfrontalières issues de la déclaration de Lomé.
Il n’y a pas manqué d’adresser une mention particulière au Haut- Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) dont la collaboration exemplaire et l’engagement constant envers la protection des personnes déplacées ne sont plus à démontrer.
Son Excellence Calixte Batossie MADJOULBA, ministre chargé de la sécurité, pour sa part a indiqué que le dialogue régional de Lomé est désormais reconnu comme un modèle de concertation politique et stratégique au service de la sous-région.
Il permet de progresser collectivement sur les mécanismes de sécurité aux frontières, d’accès au territoire, de respect du principe de non-refoulement, d’enregistrement, d’accueil et de protection des réfugiés, ainsi que la mise en place des procédures simplifiées ou accélérées d’octroi du statut de réfugiés, de politiques alternatives aux camps, de réponses adaptées à la transhumance et de mécanismes de retour volontaire via la signature d’accords tripartites.
Auparavant Mme Barrie Lynne Freeman représentante spéciale adjointe du Secrétaire Général et adjointe au chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) avait salué vivement la générosité des Etats hôtes de l’Afrique de l’Ouest qui ont su faire preuve de solidarité en accueillant ces réfugiés, malgré des ressources limitées et des défis internes à relever.
Elle a également rendu hommage aux efforts des communautés d’accueil qui protègent les civils en détresse malgré les difficultés.
Mme Barrie Lynne Freeman pour clore son intervention a réaffirmé l’engagement de l’ONU aux côtés des gouvernements afin de promouvoir la concertation au niveau régional.

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