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Prévention d’extrémisme violent par la cohésion sociale

Publié le : 27 sep 2019
Prévention d’extrémisme violent par la cohésion sociale

La problématique au cœur des concertations régulières dans la région des savanes.

Le ministère la sécurité et de la protection civile, a organisé, en partenariat avec le système des Nations Unies, du 08 au 12 juillet 2019, dans les sept préfectures de la région des savanes, une mission conjointe dans le cadre de la prévention de l’extrémisme violent. Cette  mission avait pour objectif de relever les actions prioritaires à mener pour accompagner les populations locales dans la lutte contre ce fléau.

Cette mission d’une semaine qui fait suite à l’adoption par le conseil des ministres, le 15 mai 2019 du décret N° 2019-076/ PR portant création, attribution, organisation et fonctionnement du comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) était principalement axée sur l’identification de tous les facteurs potentiels de radicalisation, de vulnérabilités socio-économiques exploitables par les groupes criminels et terroristes. Elle avait également pour objectifs de recueillir besoins et les propositions des populations locales permettant ainsi de planifier et de cartographier les actions en matière de prévention  et d’inciter ainsi une meilleure implication des collectivités locales.

Toutes ces données répertoriées permettront  au gouvernement d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme violent, assortie d’un plan d’action dans lequel il sera fixé les mesures à appliquer en priorité sur le territoire togolais afin de s’attaquer aux causes du phénomène.

Que ce soit à Dapaong, Kpendjal , Kpendjal Ouest, Cinkassé, Tandjouaré, Oti ou Oti-Sud, l’équipe de la mission conjointe d’évaluation composée des ministères chargés de la sécurité, de l’Administration territoriale, de l’Action Sociale, du développement à la base ainsi que des partenaires techniques et financiers, notamment l’OIM, l’UE, l’Allemagne, la France, UNREC, USA, WANEP et le PNUD a eu des séances de travail avec les populations locales, précisément les chefs traditionnels, les leaders religieux, des organisations des femmes et des jeunes.

Les échanges ont porté sur des questions spécifiques qui sont, entre autres, la perception de la situation sécuritaire dans leurs préfectures, les relations des populations de part et d’autre des frontières, les conflits les plus récurrents dans leurs localités, les défis à relever en matière de développement local et enfin le dialogue avec les forces de défense et de sécurité.

La cérémonie d’ouverture des travaux de la mission a eu lieu à Dapaong,  dans les locaux de la préfecture, sous la présidence du  préfet de Tône, Monsieur Tchibiendja DOUTI en présence du représentant du ministre de la sécurité et de la protection civile, le chef d’escadron Kpatchaa MELEOU et du représentant résident adjoint du PNUD au Togo, Monsieur Mactar FALL.

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